Longwy, une histoire de faïence

Publié le par emauxdelongwy

Longwy est connu pour ses émaux cloisonnés si particuliers mais l'histoire a commencé par la création de faïences en 1798 dans un ancien couvent aménagé par la famille Boch. Aujourd'hui encore, les faïenceries de Longwy perpétuent la tradition.

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Collection Tabor en faïence de Longwy

Découvrez l'univers faïencier des émaux de Longwy

Un peu d'histoire
Dès ses débuts la production longovicienne est appréciée et à l'occasion du passage de Napoléon à Longwy en 1804, un service est produit pour les maisons de la Légion d'Honneur dont le musée conserve une soupière, ornée des symboles impériaux. Au cours du XIXe siècle les familles de Nothomb puis d'Huart, qui reprennent la faïencerie, multiplient les innovations techniques et développent des pièces d'une indéniable qualité, aussi bien dans le domaine de la céramique utilitaire que de la céramique d'art. 

L'apparition de la faïence fine permet la mise en oeuvre de procédés techniques nouveaux comme l'impression sur faïence, qui ouvre la voie à l'industrialisation mais aussi aux « assiettes parlantes ». Certaines pièces sont rehaussées de couleurs plus fines (dites « de petit feu ») voire d'or. Les services de tables, à dessert, à thé, à café, pièces pour la cuisine et la toilette etc., sont produits et diffusés à travers toute la France, et même au-delà des frontières. 

Outre ces productions utilitaires, Longwy fabrique également des oeuvres décoratives : statuettes, pendules, majoliques, barbotines... Pour ces dernières, certains des plus grands artistes du siècle (comme Eugène Carrière ou Martinus Kruytenbrouwer) interviennent à la Faïencerie et leurs réalisations sont présentées aux Exposition Universelles. 

Ces Expositions, qui permettent au public européen de découvrir des objets venus du bout du monde, vont faire émerger un goût pour l'Orient, et notamment pour le Japon, que les manufactures s'empressent de satisfaire. A Longwy Hyppolite et Henri-Ferdinand d'Huart, qui reprennent l'entreprise familiale en 1855, ont l’idée de riposter aux importations massives de céramiques extrême-orientales en appliquant à la faïence le principe de cloisonner ou de cerner les décors, inspiré des bronzes japonais. C'est la naissance des célèbres émaux de Longwy, émaux cloisonnés sur faïence qui 140 ans plus tard continuent de ravir les amateurs en renouvelant sans cesse leur inspiration.

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