Les Emaux de Longwy, une référence chez nos amis anglo-saxons

Publié le par emauxdelongwy

books.jpgLa plus ancienne référence connue de Longwy en langue anglaise est dans un livre de Jennie J. Young, publié à Londres en 1879, et intitulé « The ceramic art. A Compendium of the History and Manufacture of Pottery and Porcelain ».

 

 

Elle décrit la manufacture de Longwy comme « l’une des plus grandes dans sa catégorie en France. » Elle associe la production de Longwy à celles de Collinot, Parvillé, Sarreguemines et Montereau car toutes « illustrent le goût pour les styles orientaux qui émergèrent il y a quelques années ». Sans utiliser le mot cloisonné, Young décrit la technique de Longwy : « le fond est craquelé et le décor a l’apparence d’avoir été gravé dans l’émail et ensuite rempli des couleurs souhaitées ».

 

Le livre comporte d’intéressantes photos en noir et blanc de quatre pièces en Longwy. L’une d’elles, un carreau « d’aspect orientaliste très prononcé » est attribué à Tiffany et Cie. Ce très prestigieux bijoutier new-yorkais, revendeur d’objets d’art, a ouvert une boutique Avenue de l’Opéra à Paris en 1850 et posséda un autre établissement à Londres dans la deuxième moitié du 19ème siècle.

 

L’endroit est incertain en ce qui concerne le magasin Tiffany auquel l’auteur fait allusion. Paris est le lieu le plus probable. Il est donc évident que Longwy a affirmé très tôt sa popularité en Angleterre et même, dans une moindre mesure, aux Etats-Unis.

 

Aucun doute quant au fait que des Longwy furent en stock chez Tiffany de renommée mondiale, ce qui a contribué à asseoir la réputation de la Faïencerie dans le développement des émaux cloisonnés. 

 

 

A.A.R. 

Traduit de l’américain par D.D.

 

 

Extrait des carnets Passions et Collections de Dominique Dreyfus

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